Golbey inaugure sa centrale biobaz

Photos Adrien Kurtz

En présence d’une centaine d’invités (représentants des principales instances et autorités territoriales, partenaires industriels et financiers, clients et fournisseurs…) Norske Skog Golbey a inauguré son unité de production de biogaz jeudi 28 juin 2018.

 

Avec cette installation, l’usine devient le premier site industriel français à injecter du biométhane dans le réseau GRDF, et à capturer du bioCO2 pour le réinjecter dans son processus industriel. La matière première : les effluents liquides en provenance de la station d’épuration de l’usine, soit 21 000 m3/j. La capacité d’injection de 17 500 MWh/an équivaut au chauffage de 2 500 logements neufs ou à l’alimentation de 58 bus parcourant chacun 50 000 km par an et la production de biométhane va permettre de réduire de près de 4 000 t/an les émissions de CO2 fossile. Au travers de ce projet, Golbey s’intègre encore plus dans une démarche de bio-économie et renforce son implication dans la transition énergétique en contribuant à l’objectif de GRDF d’atteindre 30 % de gaz vert d’ici 2030. Pour ce chantier de plus de 40 000 heures de travail, l’usine a fait appel à 75 % d’entreprises locales. L'investissement total a été de 7,1 M d'euros, subventionnés pour 0,95 M d'euros par l'Ademe et pour 0,65 M d'euros par l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse.

Avantages économiques et environnementaux

Cette unité de production est une nouvelle source de revenus pour l'usine d'environ 1,4 M d'euros par an et va permettre une réduction des coûts de production de 300 000 euros/an. Autre économie, la réutilisation du bio-C02 dan sle processus papetier en remplacement ud CO2 acheté, soit 90 000 euros/an sans compter le bénéfice environnemental. Par ailleurs, Norske Skog a a signé un contrat de vente à long terme avec Save (Société d'approvisionnement et de vente d'énergies) selon des prix régulés sur 15 ans. On rajoutera que la matière première est gratuite avec des approvisionnements réguliers et garantis sur le long terme sans oublier la réduction de 4000 t/an d'émissions de CO2.

Côté sécurité, rien n'a été négligé.Le personnel a été formé par les équipementiers, le maître d'oeuvre et le service QSE. Des protections complémentaires ont été mises en oeuvre en réponse aux analyses de risques préliminaires.

 

Comment ça marche ?

Traitement anaérobie : Les effluents liquides en provenance du décanteur primaire de la station d’épuration passent dans deux tamis rotatifs SPF (Société Poitevine de Filtration) afin de compléter l’élimination des solides en suspension. Ils sont ensuite envoyés dans le réacteur anaérobie ① ou digesteur Biopaq®IC (Paques) où, en l’absence d’oxygène, des micro-organismes convertissent la matière organique en biogaz (méthane et CO2).

  • 2 500 m3 - 23 m de haut - 2 mois de montage.

 

Epuration : Dans un premier temps, le sulfure d’hydrogène (H2S) contenu dans le biogaz est éliminé dans le Thiopaq® de Paques ② avec une efficacité supérieure à 99,5 %. Les autres contaminants gazeux non nécessaires comme l’oxygène, le gaz carbonique et l’azote, sont éliminés par compression et par épuration dans des membranes en céramique du procédé Air Liquide ③.

Le biométhane purifié est alors injecté dans le réseau de gaz naturel de GRDF.

Le dioxyde de carbone (CO2) est récupéré pour être ensuite réinjecté dans le processus papetier.

Lorsque la qualité du biométhane ne correspond pas à celle requise par GRDF, il est brûlé par l’intermédiaire d’une torchère.

  • Rendement de l’installation : 100 %.

 

Refroidissement des effluents : Un échangeur de chaleur Honoré SAS et une tour aéro-refrigérante Evapco permettent de réduire la température des effluents de 38°C à la sortie du digesteur, à 30°C à l’entrée des bassins biologiques.

LE GAZ VERT

 

Le gaz vert est un gaz 100 % renouvelable produit localement. Après épuration, il atteint le même niveau de qualité que le gaz naturel et peut donc être injecté dans les réseaux. On l'appelle alors biométhane. Tout comme le gaz naturel, il sert à chauffer, cuisiner... mais pas que. Utilisé comme carburant (BioGNV), il offre une solution économique et écologique pour le transport des marchandises et des personnes. Aujourd'hui, 50 sites en France injectent du gaz renouvelable dans le réseau exploité par GRDF et près de 400 projets sont à l'étude.

 

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